lundi 5 juin 2017

Modifications du Plan Local d’Urbanisme de Granville. Avis de l’association Granville et Pays de Granville Environnement

Modifications du Plan Local d’Urbanisme de Granville
Avis de l’association Granville et Pays de Granville Environnement

Le document majeur d’un PLU est le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD).

Eu égard à nos objectifs,  nous sommes particulièrements attentifs et exigents au volet environnemental figurant dans ce document.
En page 5, le document aborde le thème du paysage et de l’environnement qui en résume les objectifs principaux de la commune :

« Préambule. Le projet environnemental se construit autour de 3 idées maîtresses :

1- préserver les espaces naturels présentant une grande valeur écologique et paysagère en garantissant leur pérennité sur le long terme.

2- protéger les éléments naturels qui constituent la matrice naturelle de la commune (espaces boisés, cours d'eau, zones humides), dans les zones naturelles précédemment identifiées mais aussi dans la zone rurale au sens large et à l'intérieur du tissu aggloméré.

3 - promouvoir une ville compacte qui garantisse la préservation des terres agricoles et naturelles (gestion économe des sols) tout en rapprochant les habitants des lieux de travail et des lieux de vie (équipements publics, commerces, espaces publics). Ce mode de développement doit ainsi permettre aux habitants de Granville de trouver des alternatives crédibles aux déplacements automobiles (favoriser les déplacements à pied, en vélo ou en transport en commun), il est explicité dans les chapitres suivants mais a des interactions fortes avec la dimension environnementale du PLU. »

Nous souscrivons totalement à ces 3 idées maîtresses qui, malheureusement, ne se déclinent pas concrètement dans les différents projets d’aménagement.
Cet affichage sympathique correspond plutôt à des propos mensongers puisque c’est une politique opposée aux principes des 3 idées maîtresses que la municipalité soumet à l’enquête publique comme le démontrons ci-dessous


1- Urbanisation du site de La Horie

Ce site, d’une superficie de 1,5 hectare , est à l’abandon depuis plusieurs dizaines d’années et il serait logique de l’aménager en respectant son potentiel  environnemental (parc doté d’arbres centenaires) et patrimonial (ensemble de type malouinière et ses dépendances)



                       
Le zonage proposé dans le PLU de 2008 –figure 1- a fait l’objet d’un recours qui a été pris en compte par le préfet ; on observe que la partie nord du terrain comporte un espace boisé classé.
Il nous a paru utile d’en savoir plus en ce qui concerne la nature des arbres et leur état.
Nous avons demandé au propriétaire de pouvoir accèder au site ; cette visite a été organisée le 26 aout 2016, en sa présence.
Notre expert forestier a effectué un rapide diagnostic des arbres de ce parc.
Son avis est le suivant :

Les arbres sont en bon état avec quelques problèmes dus aux embruns essentiellement sur les essences sensibles au sel (marronniers). Il y a eu des élagages mal faits en bordure de propriété.
La présence des murs (environ 6 mètres) explique que certaines espèces soient présentes si près de la mer.
Les plus vieux arbres ont environ 120 ans.
On note la présence de   pin noir d'Autriche - pin parasol ;  érable sycomore – hêtre-  robinier - marronnier d'Inde - tilleul des bois
Toutes ces essences sont courantes dans la région mais rarement si près de la mer. Le type d’arbres et leur état permet de penser qu’ils peuvent vivre encore au moins une trentaine d’années sauf, bien sûr, en cas d’évènement climatique extrème.

En contradiction totale avec le préambule exprimé dans le PADD, le projet retenu est le suivant :
            Suppression de l’EBC situé au nord du terrain
        Création d’un EBC sur les parties ouest et sud du terrain (figure 2) c’est- à –dire que des arbres centenaires seraient remplacés par des baliveaux !
            Classement du nord et de l’est du terrain en 1AUh1, ce qui autorise la construction d’immeubles dont la hauteur au faîtage pourrait atteindre 17 m. 40 à 140 logements pourraient être édifiés
Nous ne sommes pas opposés à l’urbanisation du site depuis trop longtemps abandonné  et situé en entrée de ville.
Le site pourrait sans doute accueillir des constructions, dans sa partie sud dans les conditions suivantes :
-  conservation de l’espace boisé classé, ensemble végétal unique dans Granville,
-   construction de bâtiments dont la hauteur ne devrait pas excéder celle du manoir, édifice caractéristique de l’histoire de Granville qu’il est nécessaire de conserver.
Il est à noter que la CDNPS a  donné un avis défavorable au déclassement de l’EBC existant.


2 – La ZAC de la Clémentière

Les arguments évoqués en faveur du projet reposent sur la démographie et le desserrement des ménages. Il s’appuie également sur le PLH du Pays Granvillais dans lequel il est estimé qu’il est nécessaire de construire 1005 logements durant la prochaine décennie sur le territoire de la Communauté de Communes du Pays Granvillais (CCPG°) hypothèse basée sur une démographie peu réaliste (+1% /an !)
Or, aux 790 logements projetés pour la Clémentière, s’ajoutent 80 lgts à yquelon, 220 à saint Planchers, 180 à saint Pair,  400 à Donville soit en tout 1670 logements !
Ces projets sont connus mais  les porteurs du projet n’en tirent aucune conclusion !
Il y a donc une absence de cohérence dans la politique de l’habitat qui s’appuie sur une fuite en avant inutile et qui profiterait plus aux promoteurs immobiliers qu’à la collectivité qui ne manquera pas d’être sollicitée pour apporter son écot pour les équipements collectifs (école, réseaux, transports, etc…)

-   Les données démographiques sont basées sur des chiffres de 2013 (13104 hab); comparés à 2007 (13000 hab) ces chiffres indiquent une stagnation dont il faut tenir compte
Les autres communes proches du chef lieu de canton connaissent une évolution démographique proche de celui-ci : Donville : 3253 (- 0.3%/2006), Saint Pair 3896 (+1%), Yquelon 1036 (+1.1), saint Planchers 1357 (1.9 %).
Il ressort de ces chiffres que l’argument de la démographie ne justifie pas la construction de 790 logements supplémentaires.

La situation de l’emploi de Granville en 2012 – 4848 emplois- a décru par rapport à 2007 (-6,5 %) et celle de l’agglomération stagne ; le porteur de projet veut accueillir des jeunes et des enfants mais il est évident que c’est l’emploi local qui permet la stabilisation de nos jeunes à Granville  et l’arrivée de familles.
Ceci ne justifie nullement l’extension d’urbanisation envisagée.

Remarque importante : l’idée du projet remonte à 2004, époque marquée par une croissance importante de la construction qui pouvait laisser penser qu’une pénurie de logement serait possible. Or, la situation a malheureusement changé et ce projet, déjà contestable, est devenu en 13 ans inutile.

Les données concernant les SAU, surfaces agricoles datent de 2000 ( !) et pourtant leur évolution représente un problème majeur pour l’emploi et l’environnement de l’agglomération.
Il conviendrait de rappeler les surfaces qui seront stérilisées par les nouvelles ZAC ou lotissements divers évoqués ci-dessus :
La Clémentière : 34,4 ha, Yquelon, 5,2 Ha- St Planchers : 19 Ha- Saint Pair : 14,2 Ha- Donville : 16,2 ha, soit un total de 89 hectares.
En ce qui concerne les zones d’activités, le foncier consommé par la CC du Pays Granvillais  sur la période 2003 - 2009  a représenté  94,86 ha.  Durant la prochaine décennie, la zone commerciale du Taillais (Yquelon) est construite (9.2 ha) mais bien peu utilisée. La ZA du Theil à Saint Planchers est à l’étude (23 ha).

On peut s’étonner de cette frénésie à la construction de ces zones alors que certaines zones existantes comportent des friches commerciales. Outre la stérilisation de terres agricoles cette politique mène à la désertification commerciale des centre-ville. Le document n’aborde aucunement cette consommation d’espace (32 ha) qui s’ajoute à celles des zones de logements.

Il est tout à fait regrettable qu’aucune solution alternative n’ait été pas étudiée contrairement  au concept même de l’enquête publique.
Le nombre de logements vacants sur Granville est de 957; de nombreux appartements sont vides dans le centre-ville en raison de leur vétusté ou leur inadaptation au confort contemporain.
Il est vrai qu’une rénovation urbaine est plus difficile à réaliser pour une commune qui, paresseusement durant la période 2004-2016, a préféré faciliter l’action des promoteurs privés pour accroître le nombre de logements de la commune. L’avantage de la rénovation urbaine est de dynamiser le centre-ville et ses commerces, de mieux utiliser les équipements publics et les réseaux, de favoriser les relations humaines et de limiter l’emploi de l’automobile.
On notera que, bon an mal an, une centaine de logements sont construits à Granville dans les dents creuses, en remplacement de logements vétustes et d’activités commerciales et artisanales délocalisées dans les zones d’activités ou industrielles.
L’environnement foncier de la commune autorise une densification raisonnable de son habitat bien adapté pour la ville-centre de la nouvelle collectivité « Granville Terre et Mer », et préférable à la « banlieuedisation » envisagée de type cité-dortoir.

Madame le commissaire enquêteur, nous vous demandons d’émettre un avis défavorable au projet PLU en particulier en ce qui concerne de ZAC de la Clémentière dont l’analyse bilancielle est nettement négative, car il s’agit d’un mauvais projet du passé et inutile socialement:
-  Il ne tient pas compte ni de la démographie réelle de l’agglomération ni de l’évolution stagnante de l’emploi
- L’édification d’autres extensions urbaines dans l’agglomération ne fait l’objet d’aucun analyse, ni conclusion bien qu’il existe une forte interdépendance entre ces projets,
-     Il stériliserait 35 hectares de terres agricoles,
-   Aucun projet alternatif n’est proposé bien que la rénovation urbaine du centre-ville, entre autres, soit parfaitement envisageable et dynamisante pour l’agglomération,
-          De plus, l’impact financier de la ZAC pèsera sur les finances communales à travers la construction de divers équipements publics ce qui est malvenu dans cette période de budget contraint.

Le projet de ZAC et son aspect utilité publique ont reçu un avis défavorable lors de l’enquête publique menée par M. André NERON (rapport du 2 février 2017- conclusions en annexe)

Malgré cet avis pertinent et fortement argumenté, le Préfet de la Manche est passée outre et ce projet inutile est reconnu d’utilité publique ; le conseil municipal l’a unanimement approuvé mettant en évidence le caractère bétonnier de la classe politique locale. L’affaire n’est pas totalement close car des recours ont été engagés.

3 – La voie verte du Val Es Fleurs

On ne peux que se féliciter de l’abandon de la pénétrante routière (2 X 2 voie) qui avait été envisagée par la municipalité précédente au droit de l’ancienne ferrée. On peux regretter, par contre, la création d’un parking, en face de l’étang contigu au parc animalier(figure 3) qui représente une zone de tranquillité pour les promeneurs et les enfants.



Nous réclamions depuis longtemps la création d’une voie verte au droit de l’ancienne voie ferrée qui devrait à terme rejoindre Donville et Yquelon. Nous avons pris des contacts avec les municipalités concernées qui se sont révélées très favorables à ce projet. Ce dernier, ouvert aux piétons et aux cyclistes, correspondrait à un projet intercommunal qui ferait l’unanimité et il y aurait lieu de le mettre en œuvre rapidement.
On notera une erreur de tracé qui témoigne que les rédacteurs ont, malheureusement, une connaissance trop livresque du territoire communal ; en effet, aux point indiqués en figure 4, la voie ferrée traverse le Boscq et son tracé est situé en rive droite du fleuve ; le tracé envisagé dans le règlement graphique emprunte la voie d’accès à la Soferti, terrain pollué qui, de surcroît, n’appartient pas à la commune.
Il conviendra de modifier de modifier le tracé sur le document définitif.

Figure 4


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Il est prévu de créer une nouvelle voie réservée aux piétons et aux vélos le long de la RD 911, route de corniche qui domine la mer et qui relie Granville à Saint Pair ; c’est une très bonne initiative, car longer la mer sur cette route est très dangereux.


4 – Le projet de port

Ce projet, important pour la commune et ses voisines, comporte des volets environnementaux très impactant :
            - le dragage des boues et leur rejet dans la baie contribuera à la dégradation des eaux de baignade déjà de qualité moyenne voire médiocre pour certaines : algues vertes à Saint –Pair et Donville, interdictions ponctuelles de baignade et de pêche à pied . Il n’est pas prévu de mesures compensatoires et il sera toujours possible pour les bateaux basés dans le port de plaisance de rejeter leurs eaux grises dans le milieu naturel  si ces embarcations ne sont pas équipées de cuve ad hoc.
            - l’extension du chantier naval existant nécessiterait la création d‘une plate-forme et l’édification d’un remblai dans une ZNIEF (figure 5)

Il est peu probable que ce remblaiement d’une zone protégée soit compatible avec la loi ; cet aspect du projet n’est pas abordé dans le document .

5– Qualité des eaux

Dans les différentes pièces du document l’excellence environnementale est souvent évoquée. Or, les problèmes de la qualité des eaux –pluviales et de baignade- ne sont pas évoqués explicitement. La production d’un zonage d’assainissement n’est pas obligatoire mais ce type d’annexe informative peut s’avérer utile pour justifier un projet urbain. On observe par contre, qu’en annexe, figure une carte des cours d’eau qui comporte un oubli de taille : le ru du vallon d’Hacqueville qui débouche dans la cale du même nom ; ce ru est toujours en eau et son état détermine la qualité de l’eau de la plage d’Hacqueville.
Dans le cas présent, on peut constater que la collecte des eaux usées est loin d’être parfaite ; quelques exemples :
-   le site de la Roche Gauthier (villa contenant 5 à 6 logements) n’est pas raccordé au réseau de collecte des eaux usées ; celle-ci sont rejetées sur la falaise schisteuse, très fracturée, participant à sa dégradation ; il est vraisemblable que ce rejet n’est pas conforme au règlement du PPR mouvement de terrain, prescrit pour les communes de Donville et Granville(voir annexes du PLU). Le site n’est pas pris en compte  par le SPANC ce qui exclut toute  amélioration. 
-    Certaines rues de la Haute Ville ne comportent pas de réseaux séparatifs et les eaux usées sont collectées avec les eaux pluviales, rejetées dans la mer,  participant ainsi à la dégradation des eaux de baignade.
La municipalité a opté pour une « ville de qualité », ce qui est un objectif louable mais cela ne se traduit pas dans les actions proposées dans le PLU.

6  – Le parking sud

Il est envisagé de construire un parking au sud de la commune, face à l’hôpital (figure 6).  Sa surface proche d’un hectare (8777 m²) amputera un terrain agricole qui sera encore un peu plus morcelé.

Figure 6



Une implantation alternative, moins pénalisante pour l’agriculture, mériterait d’être envisagée ; il s’agit d’un terrain d’une superficie équivalente à celle du projet, encastré, situé entre le parc du château de Grainville et une zone pavillonnaire, accessible par une route existante et un chemin piétonnier qui débouche à proximité de la Cité des Sports.

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 Le projet de PLU est accompagné d’un règlement contraignant que les habitants et constructeurs doivent bien sûr respecter. Malheureusement, certains oublient le règlement et ce au détriment de la collectivité. La municipalité est particulièrement laxiste par rapport à ces manquements.
Exemples :
-     un propriétaire du rez de chaussée de l’ancienne caserne démolit un mur classé pour y installer une terrasse,
-     face au magasin LIDL, dans le cadre d’une rénovation,le propriétraire a construit un mur formé de poteaux et de panneaux en béton, type de cloture rigoureusement interdit par le règlement,
-    dans la vallée de la Saigue, dans un ensemble immobilier initialement employé par un vétérinaire, un garage indépendant des constructions a été édifié dans cette zone naturelle oû cela est interdit. On peut aussi s’interroger sur la légalité du changement de destination des bâtiments (agricole à habitation)

6 – Conclusion

Comme vous le constater, Madame le Commissaire –Enquêteur, nous sommes opposés, en l’état, au projet de PLU proposé; hormis quelques avancées qui concernent « deux voies vertes », le projet n’est pas en cohérence avec les idées maîtresses du PADD.
Aussi nous demandons à l’occasion des questions posées dans le procès verbal de clôture de l’enquête d’interroger Madame le Maire sur les thèmes suivants:
-       abandon du projet actuel de La Horie, conservation des EBC, urbanisation de la zone sud du site,
-      abandon définitif de la ZAC de la Clémentière,
-       abandon du parking du Val Es Fleurs,situé à proximité de l’étang du parc animalier; modification du tracé de la voie verte dans le secteur de la SOFERTI,
-     optimisation du chantier naval afin de ne pas remblayer la ZNEIF; utiliser la méthode du port à sec afin de ne pas accroître le déversement de boues dans la Baie,
-     établir un zonage d’assainissement afin de mettre en évidence les insuffisances actuelles et améliorer la qualité des eaux de la Baie,
-     changer l’implantation du parking sud afin d’optimiser l’emploi des terres agricoles,
-    faire respecter le règlement.

Granville, Le 27 mars 2017

Alain HIRSCHAUER
Président de Granville et Pays de Granville Environnement


Annexe: enquête publique relative à la ZAC de la Clémentiière : avis du commissaire enquêteur

I- Utilité publique du projet d'acquisition et d'aménagement de terrains nécessaires à la création de la ZAC de la Clémentière
Nature du projet:
Sur des terres agricoles situées au sud-est de son territoire communal, Granville souhaite créer une zone d'aménagement concertée de 34,4 ha organisée en écoquartier respectant une densité de 25 constructions par ha et destinée à accueillir 796 logements. Cet aménagement se compose de deux parties loties qui enchâssent une zone humide de 3,5 ha.
En 2006 les élus locaux adoptent ce programme, l'approuvent dans leur PLU de 2008 et lancent une étude en 2009 pour finaliser sa réalisation.
Je constate que :
* L'ensemble des modalités déployées pour l'organisation et le déroulement de cette enquête, satisfait aux régles régissant ce type de procédure.
* Le projet de la Clémentière prévu sur 20 ans est destiné â augmenter l'offre de logements sur Granvitle et à permettre d'agir sur leur prix.
* il est conforme aux documents d'urbanisme5 (PL(1 et SCoT).
* Il vise un triple objectif : préserver l'environnement, contribuer à la transition énergétique et être facteur de cohésion sociale.
* 786 logements seront réalisés à la Clémentière et en parallèle d'autres programmes du territoire granvillais en fourniront simultanément 900 autres. Granville et ses alentours disposeront alors au total de 1686 nouveaux logements .
* Les trois scénarios proposés pour augmenter le nombre de logements sur Granville recourent à l'urbanisation des terres agricoles et évacuent l'option de la réhabilitation urbaine.
*L'étude ne présente pas d'inventaire sur le potentiel de réhabilitation urbaine.
* Les données INSEE ayant permis à l'origine d'arrêter ce projet, n'ont pas été réactualisées.
* La présence d'un gisement de 1343 logements vacants recensés en 2011 par l'INSEE sur le territoire granvillais, constitue une augmentation de 52% par rapport à 2006. À Granville même, l'INSEE en dénombre 977.
* Les projections démographiques établies dans le PADD de 2008 pour l'année 2015, sont inférieures de 1000 personnes par rapport à la population prévue.
* Parmi les trente-neuf interventions du public, aucune ne soutient explicitement la création de cette ZAC.
*Les personnes qui exploitent des terres dans l'emprise désignée souhaitent conserver leur parcelle.
* L'évaluation globale et complète de cet aménagement sur les exploitations agricoles et la mise en oeuvre de mesures compensatoires, n'a pas fait l'objet d'études appropriée.
* La moitié du périmètre de cette ZAC se situe dans l'emprise des servitudes prescrites au titre des monuments historiques et l'architecte des bâtiments de France n'a pas été consulté sur ce projet.* Les 3.5 ha de zone humide sont classés en secteur urbanisable.
* Les prescriptions du code de l'urbanisme en matière de réseau de chaleur n'ont pas été suivies d'effets.* Concernant les économies d'énergie, hormis tes règles d'implantation des bâtiments et le respect de la réglementation thermique, tous les dispositifs, favorisant les économies d'énergie restent à l'initiatives des habitants.
* Les commentaires apportés dans le chapitre 1.4.2 du rapport d'enquête.
J'estime que :* La pertinence de l'opération n'est pas avérée au yeux des personnes venues participer à l'enquête et les justifications des pétitionnaires présentent beaucoup de carences pour être convaincantes.
* L'absence de recensement des gisements existants interdit une comparaison objective avec la solution retenue (quid des dents creuses, triches urbaines susceptibles d'être converties, anciens bâtiments d'activité inutilisés, bâtiments municipaux déclassés, espaces communaux délaissés, friches et bâtiments industriels, entrepôts, logements vacants, anciens commerces, identification des îlots dégradés ou en passe de l'être et qui nécessitent une intervention publique).Cette lacune empêche de savoir si des alternatives existent à l'urbanisation de terres agricoles.
* En omettant de mentionner ces opportunités, le dossier crée une incertitude pénalisante et laisse à penser que l'étude privilégie l'ouverture de nouvelles zones à l'urbanisation en oubliant les reconversions possibles et les capacités à reconstruire la ville sur elle-même.
* L'assortiment de pistes optionnelles et les avantages qu'elles pourraient offrir pour réhabiliter l'urbain sont minorés.* Le dossier élude des solutions alternatives à l'expropriation.
* La fonction première de la Clémentière est de fournir des logements sur Granville et dans la mesure où des solutions urbaines le permettent dans des conditions équivalentes, je regrette qu'elles n'aient pas engendré plus de considération.* Les lotissements périurbains favorisent rarement la réhabilitation de l'immobilier intra-muros mais peuvent par ricochet participer à la dévitalisation et à l'effritement du dynamisme urbain.
* Développer une ville par la réhabilitation représente une ambition louable qui nécessite de l'énergie, des budgets conséquents et une forte détermination politique. La délégation de ce projet à des opérateurs privés présente plus de souplesse, mais elle ne satisfait pas les mêmes objectifs.
* Les responsables pronostiquent que la remise en cause de ce projet hypothéquerait gravement le développement de la commune, mais cet augure paraît audacieux en l'absence de prospectives réactualisées et de diagnostic précis recensant les offres et les disponibilités locales.
* L'étude d'impact n'apporte pas la démonstration que ce projet traduise la démarche la plus adéquate pour développer l'habitat dans la commune.
* En raison de leur datation, les données chiffrées ne paraissent pas suffisamment efficientes pour apprécier l'opportunité de l'opération* Les orientations déclinées dans l'étude d'impact en matière de promotion d'une gestion responsable des ressources et d'une adaptation au changement climatique, n'apportent pas plus d'éléments que ce qu'exige la réglementation.
* La modestie des mesures mentionnées en matière d'économie d'énergie et de réduction d* d'émissions de gaz à effet de serre, révèle un programme immobilier sans doute trop promptement qualifié d'écoquartier.
* En faisant l'économie d'une étude évaluant les possibilité de réaliser un réseau de chaleur, le dossier affiche un volontarisme modéré à l'égard des engagements du développement durable.
* La réalité de l'utilité publique nourrit des doutes qui n'engagent pas à donner un avis favorable et des incertitudes pèsent sur la justification du projet et sur sa faculté à répondre à une situation de fait.
* Les atteintes à la propriété privée et celles liées à la préservation de l'environnement semblent excessives par rapport à l'intérêt présenté par l'opération.
* Les solutions dégagées pour pallier la disparition des surfaces agricoles, demeurent insatisfaisantes.
* Ce projet ne paraît pas résulter d'une démarche ascendante comme en témoignent les réactions du monde agricole et associatif.
Pour gagner de nouveaux habitants la concurrence entre collectivités est âpre et le concept d'écoquartier peut constituer un outil de marketing territorial idéal pour rendre un territoire plus attrayant ou verdir un projet immobilier.
Le projet de la Clémentière présente une vraie rationalité au sens qu'il utilise parfaitement les moyens nécessaires pour exister et aboutir, mais cela n'en fait pas mécaniquement un projet raisonnable et ajusté aux réalités extérieures et humaines. 
Cette procédure de DI7P met en balance le droit de propriété avec l'intérêt public, mais les défauts d'identifications relevés empêchent d'évaluer le potentiel urbain et cela avantage la solution la plus consommatrice d'espace.Je considère que la proportionnalité entre les moyens employés et l'objectif visé nE permet pas d'établir un rapport convaincant.
JE DONNE UN AVIS DEFAV0RABLE à la demande présentée par la commune de Granvi)le pour classer d'utilité publique le projet de création de la ZAC de la Clémentière.
JE SOUHAITE que la collectivité puisse mettre à profit la révision prochaine de son PLU pour réactualiser les diagnostics et s'assurer que son projet demeure toujours en phase avec la situation locale.
Fait à Gouville sur Mer le 2 février 2015.



mercredi 18 janvier 2017

Granville et Pays de Granville Environnement. Voeux 2017

Granville et Pays de Granville Environnement
  
VŒUX 2017

L’année 2017 ne sera sans doute pas une bonne année pour notre planète : l’arrivée d’un climato-sceptique aux commandes des Etat Unis (pour ne pas dire plus…) , une transition énergétique sans conviction en France, des élections dans lesquelles notre environnement ne semble pas beaucoup compter pour certains candidats, la Loi Littoral remise en cause par des parlementaires de la Manche.

Malgré cela, nous avons, association locale, de bonnes raisons de montrer que notre environnement peut être défendu efficacement.

Nous avons plusieurs « fers au feu » pour la nouvelle année :
-  Nous avons déposé un courrier lors de l’enquête publique concernant la modification du PLU de Donville qui rendrait constructible les sites de la Herberdière ; ce type d’opération est caractéristique de la folie immobilière des élus.
-   Le PLU de Granville est en cours de révision et l’enquête publique devrait débuter la mi-février ; nous serons attentifs sur plusieurs points et, en particulier, la Clémentière, La Horie, le chemin  vert du Boscq et l’extension du port de plaisance. Nous travaillerons de concert avec les associations locales (patrimoine-port) et départementales (Manche Nature).
       Nous aurons certainement besoin de vous lors de cette consultation.

Nous interrogerons les élus sur des problèmes récurrents tels que la qualité des eaux de baignade (SMBCG) ; il s’agit d’être « la mouche du coche » afin de faire avancer les affaires un peu plus vite.

Ln projet de chemin vert du Boscq méritera d’être relancé ; si ce projet fait l’unanimité auprès des élus des communes concernées on ne ressent pas beaucoup d’énergie pour le faire aboutir. Nous attendrons cependant la concrétisation pour relancer la Ville de Granville.

Jean-Marc SANTIER notre secrétaire – webmestre a relancé notre site internet ; n’hésitez pas à lui fournir articles et infos.

Notre assemblée générale aura lieu au début de mars et nous vous informerons à cet égard sur le lieu, la date et l’heure de notre rendez-vous.


En attendant, bonne année 2017, en espérant l'aboutissement de nos projets.


Alain HIRSCHAUER
La Clémentière. Granville.

vendredi 16 décembre 2016

Enquête publique –ZAC de la Herberdière –Donville les Bains Position de l’association «  Granville et Pays de Granville Environnement  »

Monsieur le commissaire enquêteur,

Nous vous prions de trouver ci-dessous la position de notre association qui œuvre pour l’Environnement et l’intérêt général.

1 – Démographie- économie
Les arguments évoqués en faveur du projet reposent sur l’application stricto senso du ScOT du pays de la Baie qui autorise un accroissement considérable du nombre de logements sur la prochaine décennie ; l’hypothèse du ScoT que nous avons combattu en son temps repose sur des projections démographiques de 2008 peu crédibles (+1%/an). En réalité, les chiffres de l'INSEE contredisent cette hypothèse car la population de Donville a régressé entre 2008 (3296) et 2013 (3209). Le nombre d’habitants correspondant aux 400 logements projetés serait de l’ordre 1000, soit 25 % de croissance de la population en 10 ans ce qui n’est pas très sérieux
Un argument développé également concerne la possibilité qui serait offerte à des nouveaux habitants de s'installer à Donville ; cette intention est louable mais, malheureusement, n'est crédible que dans le cas oû situation de l'emploi serait favorable ce qui ne se vérifie pas puisque le nombre d'emplois a chuté entre 2007 et 2012 (-6,5 % pour le pays granvillais -CCPG)

2 - Urbanisme
Aux 400 logements projetés de la Herberdière, s’ajoutent 80 lgts à yquelon, 220 à saint , Planchers, 180 à saint Pair, 790 à Granville, soit en tout 1670 logements  !
Il y a donc une absence de cohérence dans la politique de l’habitat qui s’appuie sur une fuite en avant inutile et qui profiterait plus aux promoteurs immobiliers qu’à la collectivité qui ne manquera pas d’être sollicitée pour apporter son écot pour les équipements collectifs (école, réseaux, transports, etc…)

Il convient également de rappeler les surfaces qui seront stérilisées par les nouvelles ZAC ou lotissements divers évoqués ci-dessus  :
Donville La Herberdière : 16,2 ha, Granville, La Clémentière  : 34,4 ha, Yquelon, 5,2 Ha- St Planchers  : 19 Ha- Saint Pair  : 14,2 Ha-, soit 89 hectares. Ce sont des surfaces qui ne seront plus cultivées alors que les jeunes agriculteurs sont à la recherche de terres.

En ce qui concerne les zones d’activité, le foncier consommé par la CC du Pays Granvillais sur la période 2003 - 2009 a représenté 94,86 ha. Durant la prochaine décennie, la zone commerciale du Taillais (Yquelon) est en cours de construction (9.2 ha) et la ZA du Theil à Saint Planchers est à l’étude (23 ha).

L’agglomération ne sera plus qu’une succession de lotissements et l’agriculture aura disparu.

Le nombre de logements vacants sur Donville est de 883 soit près de 10 % du parc (5,4% sur GTM et 6,2% sur la Manche) ; Il est vrai qu’une rénovation urbaine est plus difficile à réaliser pour une commune qui, paresseusement durant la période 2008-2014, a préféré faciliter l’action des promoteurs privés pour accroître le nombre de logements de la commune.
L’avantage de la rénovation urbaine est de dynamiser le centre-ville et ses commerces, de mieux utiliser les équipements publics et les réseaux, de favoriser les relations humaines et de limiter l’étalement urbain et l’emploi de l’automobile. Cette politique est aussi créatrice d'emplois chez les artisans locaux.

Contrairement aux propos de l’aménageur, cette opération ne serait pas neutre pour les finances communales en particulier, par l’extension des différents réseaux.

3 – L’environnement

Le projet est situé sur le versant nord de la vallée du Boscq, fortement pentu (8 à 10%). Il est prévu que les eaux pluviales soient infiltrées dans le sol par l’intermédiaire de noues.
Cette technique est pertinente pour les terrains plats et pour des pluies faibles ; la topographie de la Herberdière se prête mal à ce procédé. Ce qui signifie qu’en cas de fortes pluies, le ruissellement sera important et participera à la saturation du Boscq favorisant les inondations à Yquelon et Granville.

Les près qui forment le site comportent de nombreuses haies (photographie aérienne ci-dessous) dont le devenir est pour le moins incertain. Les détruire serait très pénalisant pour la biodiversité.

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La « ZAC » de la Herberdière nécessite, pour mériter cette appellation, d’être considérée d’utilité publique ; Or, on ne perçoit l’intérêt, pour la Collectivité, d’attribuer ce label pour un projet qui, au contraire, ne bénéficierait qu’aux intérêts privés en facilitant l’expropriation à bon compte des propriétaires récalcitrants.

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La construction de la Herberdière est inutile pour l’intérêt public et nocive pour l'environnement ; en conséquence un avis défavorable s’impose.


Alain HIRSCHAUER , Président de Granville et Pays de Granville Environnement


mercredi 23 novembre 2016

REFLEXIONS COMPLEMENTAIRES SUR LE PLU DE GRANVILLE par Joël Bellenfant membre de la CDPENAF

Dans l’article précédent plusieurs points posant problème ont été évoqués par ce document d’urbanisme qui a été présenté volontairement en septembre 2016 à la Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF).

Au cours de la réunion du 10 novembre de cette structure, cette fois ci c’est le Plu qui a été présenté pour avis de la commission.

D’emblée il faut signaler l’absence de M. BLANCHET, adjoint à l’urbanisme, et de M. PETITGAS, des services techniques, le rapporteur public a donc réalisé sa présentation en précisant que peu de modifications avaient été effectuées, si ce n’est pour les zones réservées, et il a regretté l’absence d’éléments complémentaires concernant les dents creuses.

Toutefois il a émis un avis favorable sous les réserves précédentes.

La discussion a été immédiatement lancée et nous avons précisé qu’il était regrettable de la part de la commune de présenter un document qui ne tenait que très peu compte des remarques faites lors de la session de septembre.

Nous avons aussi regretter leur absence.

Les dents creuses :

Nous avons constaté que contrairement à ce que nous avait indiqué M. BLANCHET aucune des 40 à 50 dents creuses n’était localisée, identifiée avec une surface précise. Que le seul tableau des dents creuses (si on peut les appeler comme telles) n’indiquait toujours pas non plus la surface des tènements immobiliers. 
Par ailleurs certains de ces « terrains » ont été édifiés.

Les zones réservées :

Concernant les zones réservées, nous avions objecté la réalisation de deux emplacements de stationnement l’un en face l’hôpital, l’autre sur la route de Villedieu.

Certes pour celui prévu en face l’hôpital la surface est passée de 2 ha à 0,8 ha, mais nous avions fait remarquer à juste titre que 0 ha serait le bon chiffre. Et afin de ne pas priver une ferme laitière (avec des vaches normandes) du moindre m² sur les 10 ha d’un seul tenant.

Concernant celui de la route de Villedieu, nous nous apercevons qu’il passe de 0,5 ha à 0,95 ha, curieux non !!! Là encore non seulement l’utilité n’est pas avérée, mais de surcroit l’adjoint nous avait indiqué qu’un ambulancier souhaitait installer une plate forme en limite, pour 30 véhicules. Nous avons rafraichi la mémoire des participants sur ce point en précisant que nous avions rétorqué qu’il restait seulement à 0,32 ha de zone d’activité pour Granville, et ce sur la dite zone, mais pas à cet endroit.

L’emprise sur les terres agricoles est non négligeable puisqu’il faut y incorporer les surfaces pour la réalisation de la 2 X 2 voies Granville-Avranches, soit une douzaine d’ha sur Granville, mais dont l’emprise sur la communauté de communes est énorme (environ 210 ha) et complètement surréaliste. Par ailleurs elle va enclaver une surface importante de terres agricoles entre ce projet et la route existante, sans oublier sur St Pair la présence de la zone d’activités et le projet de celle sur St Plancher alors que les zones actuelles sont loin d’être remplies.

La population :

L’ambition municipale de voir grandir la population donc de construire 1500 logements dans les dix ans soit 150 logements par an, est fondée sur des calculs du bureau d’étude quelque peu erronés.
En effet et ce n’est malheureusement pas du fait de ce bureau d’études mais de la plupart d’entre eux qui confondent population municipale et population des ménages.
En effet on recense environ 900 personnes résidentes en maisons de retraites, hôpitaux, foyers de jeunes travailleurs, Centre de rééducation, etc..
Bien évident que cela fausse le calcul des besoins en construction, ce qui réduit le nombre de logements nécessaire à moins de la moitié.
Si en plus on défalque les logements vacants les besoins sont proches de ZERO.
En conséquence les dents creuses et projets d’aménagement ou réhabilitation sont largement suffisants.

Le projet d’Eco-quartier de la Clémentière :

Ce projet prévu en plusieurs phases pour un total de 760 logements va amputer les terres agricoles de la commune de 34 ha supplémentaires.
Lorsque l’on étudie les documents de ce projet, aucun élément ne permet de l’intituler éco-quartier.
Les constructions sont laissés à l’appréciation des propriétaires des terrains sans aucune contrainte ni obligation environnementale.
Seule une trame verte de protection d’une source est prévue, mais quid des haies alentours pourtant classées et protégées lorsque les pelleteuses entreraient en action ?
Ce projet compte tenu des éléments du chapitre précédent est donc parfaitement inutile et trompeur sur sa finalité.

La capacité d’accueil :

Cette question récurrente ne se pose pas uniquement pour la population, mais surtout et avant toute construction, en matière de production d’eau potable.
Sachant que ladite eau est assainie en usine de traitement après pompage dans le Thar et la Saigue.
Que l’état avec l’accroissement de résidence en population durant la période estivale la consommation d’eau redouble, hors c’est la saison la plus difficile tant la demande est forte. Le SMPGA a tiré la sonnette d’alarme depuis plusieurs années, notamment après des étés très secs, et années a pluviométrie faible.
Ceci est à peine souligné dans le rapport de présentation, mais mérite de s’y attarder et de se poser la question urgente de la limite de cette capacité d’accueil.

Pourquoi pas un PLUI ?

Dans la présentation de ce PLU on nous donne des chiffres et on localise des secteurs sur soit la communauté de communes, soit sur 4 communes Granville, Saint Pair sur Mer, Yquelon et Donville.
Dans ce cas au lieu de faire un PLU à minima, sans cohérence réelle, sans prise en compte de l’aménagement et de la réhabilitation du centre de Granville et des immeubles « vétustes » pouquoi ne pas prendre un peu de hauteur et essayer de « penser globalement pour agir localement » mais avec une vue d’ensemble et non pas établir un document étriqué, imprécis, mal ficelé.
On peut à la lecture des éléments se poser des questions sur les compétences tant du bureau d’études, que des élus, à commencer par la confusion entre population en résidence principale et population municipale, ce qui fausse tous les chiffres.

Le vote :

De ce fait et après avoir développé ces arguments, malgré un avis positif du rapporteur public, la commission a émis un avis défavorable à ce PLU en l’état.

Conclusion :

Cela porte à deux commissions départementales (CDNPS et CDPENAF) les votes négatifs sur ce projet de PLU.
Cela laisse néanmoins la possibilité à la commune de soumettre ce PLU à l’enquête publique en l’état.
Dans ce cas les citoyens et les associations granvillaises concernées doivent déposé massivement leurs désaccords avec ce document d’une médiocrité désopilante.

Joël BELLENFANT

samedi 22 octobre 2016

Pesticides : Va-t-on continuer à asperger les riverains des vergers, vignes et autres champs ? par France Nature Environnement.


Les pommiers. 35 traitements à l’hectare. A deux pas des habitations. 35 traitements que la population riveraine reçoit de plein fouet. Les centaines de témoignages reçus quotidiennement en période d’épandage en témoignent. Pour nos associations, cette situation ne peut plus durer. Dans le cadre de la révision d’un arrêté sur les pesticides, elles demandent de mettre en place une distance de sécurité de 50 mètres pour protéger les riverains des cultures fortement aspergées de pesticides. C’est aussi une attente de 83% des Français.

Un arrêté en cours de révision… sans les associations !


Abrogé par le Conseil d’Etat le 7 juillet 2016 pour un vice de procédure, l’arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des pesticides est en cours de révision.Une procédure qui associe les syndicats agricoles, mais laisse les ONG de côté. Celles-ci ne seront consultées que lorsque les quatre ministères concernés (agriculture, environnement, santé et économie) se seront mis d’accord. Autant dire qu’il ne restera alors que très peu de marges de manœuvre. Peut-on laisser, seule, la FNSEA décider de ce qui est nécessaire pour protéger la santé publique ?

Protéger les riverains dans leur maison… et aussi dans leur jardin !


Dans le projet d’arrêté que nos associations ont pu consulter, sont en jeu les fameuses « zones non traitées », ces distances de sécurité à mettre en place à proximité des points d’eau, des forêts, mais aussi des habitations, sans oublier les jardins qui les entourent. Est-il concevable que l’on autorise la pulvérisation des pesticides à 5 mètres d’une habitation où peuvent se trouver des jeunes enfants et des femmes enceintes ? Nos associations demandent une distance de sécurité efficace le long de toute zone cultivée de manière intensive
En arboriculture, les enjeux sont particuliers. En effet, le nombre de traitements est très important (35 traitements en moyenne pour les pommiers) et le mode de pulvérisation provoque beaucoup de dérive au vent, même par temps calme (utilisation de turbines qui propulsent le produit sous les frondaisons des arbres). Il est prouvé que la dispersion des pesticides se produit jusqu’à 50 mètres du pulvérisateur. Pour ces raisons, les organisations associatives demandent une distance minimale de 50 mètres pour protéger les habitations.
Alors que pour 92 % des points d'eau surveillés en France, la présence de pesticides est avérée, « leur protection par une zone non-traitée de 5 mètres, qui existe depuis 2006, doit être maintenue »réclame GillesHuet, le délégué général d'Eau & Rivières de Bretagne. Tous les cours d'eau, définis dans la loi biodiversité adoptée par le parlement en juillet dernier, doivent être concernés par l'application de cette mesure.
« Vitesse du vent, délais de rentrées sur les parcelles, zones sans traitement sont les enjeux majeurs qui sont discutés sans la société civile et qui, en fonction des décisions prises, pourraient limiter ou aggraver l’exposition des populations concernées, qu’il s’agisse des travailleurs agricoles ou des riverains. Pour Générations Futures, toutes les dernières études tendent à prouver que les pesticides ont des conséquences néfastes sur la santé des personnes exposées et impactent durablement notre environnement. Ce sont ces éléments indiscutables qui doivent guider les choix politiques de nos dirigeants. S’ils cèdent, dans l’urgence, aux sirènes des lobbies, ils porteront la responsabilité des conséquences sanitaires induites par ces toxiques. »déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.
Pour Denez L’Hostis, président de FNE : « La loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt avait commencé à prendre en compte les personnes les plus vulnérables (crèches, hôpitaux, maisons de retraite…) pour les épandages de pesticides. Là, il s’agit enfin de protéger toute la population, à commencer par celle des agriculteurs et de leurs familles qui sont les premières victimes, et de restaurer ces règles minimales de protection de notre environnement. Il n’est plus l’heure de tergiverser sur ces questions ! »

mardi 20 septembre 2016

PLU de Granville. Quatre associations s'expriment.

Association des Amis de l’Anse de Hérel                              
Association Granville et Pays de Granville Environnement
 Association pour la Promotion des Ports                                     
Association Vie et Mémoires du Vieux Granville                                                                                    
Communiqué de presse commun

Sans même préjuger du contenu du projet de PLU de Granville dont la révision est voulue prochainement adoptée par le conseil, la méthode ne peut qu’interpeller.

Par un récent courrier, les 4 associations granvillaises ont saisi le préfet pour attirer son attention sur les conditions dans lesquelles se déroule cette procédure. Non seulement par rapport au respect des exigences de la loi mais aussi pour la prise en compte des intérêts dont il est le garant en tant que représentant de l’Etat.

A l’heure ou en matière d’urbanisme, la coopération intercommunale est  étendue et même sous certaines conditions imposée par le législateur, il est navrant de constater la précipitation dans laquelle une conclusion de la procédure est arbitrée.
Aux intimidations et menaces de poursuite proférées à l’encontre de ceux qui contestent tant la méthode que le contenu s’oppose la détermination d’associations locales. Refuser d’entendre n’est pas réduire au silence. 

Les ambitions d’aménagement de la municipalité sont loin d’être partagées par nos concitoyens sur bien des points. S’inscrire dans le déni de l’intérêt d’acteurs économiques majeurs, des usagers des ports mais aussi de la légitimité des représentants communautaires du Pays Granvillais à être associés  à des  choix qui recouvrent la compétence qui leur a été déléguée, c’est prendre le risque d’un nouvel échec. Nous ne saurions en partager la responsabilité.


samedi 17 septembre 2016

Granville. REFLEXIONS SUR LE PLU MODIFICATIF, par Joël Bellenfant.

Une des nombreuses esquisses de 2007 du projet portuaire. Et c'est tombé à l'eau.
Présentation

LE PLU  de GRANVILLE de 2008 a été en partie annulé, et fait donc l’objet aujourd’hui d’un projet de PLU Modificatif portant un certain nombre de déclinaisons, mais deux axes principaux l’ extension du port de pêche et de plaisance, et la création de « l’éco-quartier de la Clémentière ».

L’héritage

La nouvelle municipalité élue en 2014 a hérité d’une situation de « développement de l’urbanisation »   dévolue à l’enrichissement des promoteurs immobiliers et des lotisseurs. Certes quelques logements collectifs ont été construits entre la route de Villedieu et la route d’Avranches, dont une partie en logements sociaux dans le secteur de St Nicolas, avec des barres d’immeubles et des tours on ne peut plus inesthétiques, permettant néanmoins de localiser facilement la ville lorsque l’on arrive et de loin.
Au demeurant ces logements ont fait l’objet d' une rénovation avec isolation par l’extérieur plus que nécessaire afin de réduire la facture énergétique des occupants.
Lors de la campagne des municipales trois des listes en présence avaient émis des doutes sérieux sur la nécessité de l’éco-quartier de la Clémentière.
Tout ceci, comme pour les municipalités précédentes, manque d’une analyse d’ensemble de la ville en pratiquant le coup par coup.
Il est où l’inventaire complet du patrimoine bâti et non bâti de la cité, privé et public?
Au lieu de cela la nouvelle municipalité décide au forceps de vendre tel ou tel bien, qu’il ait une valeur historique ou non, sous les quolibets et réactions négatives de beaucoup de Granvillais.

Le projet de PLU modificatif présenté au public

Beaucoup de monde salle St Nicolas ce mercredi 31 août pour la présentation du projet de PLU en général et de quelques uns de ces points principaux en particulier, notamment l’extension du port de pêche et de plaisance, et bien sûr l’éco-quartier de la Clémentière, par M. BLANCHET, adjoint à l’urbanisme, souhaitant y accueillir des jeunes ménages, le centre ville leur étant inaccessible compte tenu du prix au m².
Pourquoi ?
Parce que depuis des décennies l’extension de la ville s’est faite principalement à l’horizontal d’une manière totalement irréfléchie, si bien que certaines habitations se trouvent imbriquées dans les zones d’activité bordant la route de Villedieu.
Parce qu’aussi aucune politique municipale de préemption n’a été mise en place afin de modérer un marché de l’immobilier délirant laissé aux mains et aux appréciations d’agences immobilières aussi incompétentes en matière d’évaluation qu’en conseils auprès des vendeurs ou des bailleurs, afin de modérer les prix et les loyers.
Les diagnostics immobiliers qui doivent être réalisés tant pour les ventes que pour les locations (quasiment complets pour les ventes et partiels pour les locations) varient souvent d’un « diagnostiqueur » à l’autre sur un même bien immobilier. C’est dire leur compétence.
Parce que la ville est en perte d’emplois depuis des années, parce qu’il ne reste que 3000 m² à aménager en zone d’activité (Voir le SCOT du Pays de la Baie).
Parce que la pression fiscale tant au niveau de la taxe foncière que de la taxe d’habitation est trop  élevée, comme à Donville d’ailleurs. D’ailleurs la base de calcul de ces taxes est à refonder totalement sur l’ensemble du territoire.
En conséquence comment attirer de jeunes ménages, pour occuper quels emplois, acquérir ou louer quels logements ?
Il ne faut pas se leurrer la Clémentière est un projet privé destiné à générer des bénéfices et aucun prix au m² n’a pour l’instant été avancé. Il faut rappeler que cet « éco-quartier » est porté par la SHEMA, POZZO IMMOBILIER et NETIXIS CONSEILS que des « bienfaiteurs totalement désinterressés ».
Beaucoup de questions fusent de la salle sur les projets d’aménagement, sur les créations de parcs de stationnement, sur des points particuliers.

Le rapport de Présentation 2 B

Analyse de la situation sur plusieurs communes
En effet ce rapport nous donne des chiffres statistiques sur les communes de GRANVILLE, DONVILLE, YQUELON et SAINT PAIR SUR MER.
Premier constat les deux communes dont la population stagne ou régresse sont GRANVILLE et DONVILLE.
En ce qui concerne GRANVILLE la population municipale était en 2006  de 13022/hab, en 2007 de 13100/hab et en 2013 de 13104/hab (chiffres INSEE).
Le taux d’accroissement entre 2006 et 2013 est donc de 0,09 % alors que le rapport présenté retient un taux d’accroissement jusqu’en 2030 de 0,8 % par an.
Si l’on se réfère aux 45 années antérieures, l’accroissement démographique serait de 0,3 % par an chiffrant ainsi en 2030 la population municipale à 13800/hab.
Ainsi afin de déterminer la taille des ménages donc le nombre de logements nécessaires, il faut distinguer la population municipale de la population des ménages.
En 2013 la population municipale s’établit donc à 13104/hab alors que la population des ménages s’établit à 12257 hab, chiffrant la population résidentielle à 847/hab en 2013. La population résidentielle regroupe les personnes hospitalisées (hôpital et Normandy, maisons de retraite, les foyers de jeunes travailleurs…).

De la compatibilité avec le SCOT du Pays de la Baie

Une première remarque s’impose les prescriptions du SCOT sont à 10 ans, tandis que celles du PLU sont à 15 ans.
En clair l’urbanisation autorisée par le SCOT est de 35, 53 ha + 25 % de bonus dus aux OAP soit 44,4 ha comprenant :
- les espaces non encore urbanisés et « les dents creuses » en espaces urbains existants.
- les dents creuses en secteurs constructibles des écarts.
- les zones d’extensions urbaines ( calculées par les besoins de croissance d’habitat et les possibilités des zones des deux points précédents).
De ce fait on arriverait donc à un PLU plus vertueux que le SCOT, mais qu’en est-il exactement comme le PLU le propose :
- La Clémentière : 790 lgts sur 33,3 ha.
- Les dents creuses, les densifications et comblement de friches : 470 logements.
Si l’on tient compte du taux de progression démographique plausible, du taux d’occupation et de la population envisagée en 2030, on est en dessous de 470 logements.
Donc pourquoi envisager de détruire 34 ha de terres agricoles (constituées à 90 % de prairies bocagères pâturées).
De plus :
- Quid de l’aménagement, réhabilitation, isolation, mise aux normes des quelques 881 logements vacants de la ville en 2013. C’est beaucoup !
- Quid du nombre de logements en vente et du réajustement de leur prix.
- Quid de la superficie de certaines parcelles dont l’adjoint à l’urbanisme a annoncé l’existence en CDPENAF du 8 septembre, au nombre de 40 à 50, dont quelques unes enclavées, mais sans en révéler la superficie individuelle et totale.
- Quid du devenir de l’ancien garage entre l’avenue des Vendéens et les tours de St Nicolas, superficie, nombre de logements prévus et possibles?
- Quid de la présence de 5 terrains de football (2 pour les rencontres, 3 d’entrainement). Le club n’est pas encore en Ligue1 (en la matière méditer l’exemple de la ville du Mans).
Beaucoup de questions sans réponses pour l’instant dont on peut s’étonner que la présentation du PLU n’en fasse mention.
Qui a failli la municipalité ou le bureau d’études ou les deux peut être ?
On peut en conclure que ni le projet de PLU ni le SCOT ne sont aussi vertueux que l’on voudrait nous le faire croire ?

Quelques points particuliers :

- La population et les résidences 
Dans le rapport de présentation la population Granville s’établit à 42 % de séniors.
Prenons les chiffres de 2013, Population municipale = 13104 hab – Nombre de résidence principales = 6 808 – nombre de résidences secondaires = 1 911 – nombre de logements vacants = 881.
Certes le nombre de résidences secondaires n’est pas aussi important qu’une commune comme jullouville, mais ce chiffre est énorme, proportionnellement à la population réelle et par rapport à la superficie de la ville.
Encore une fois cela découle de plusieurs facteurs, notamment le laisser faire des municipalités sans  contrôle réel d’une urbanisation galopante et principalement horizontale (voir Jullouville encore qui est un contre exemple total) à la faveur de l’embellie économique donc du pouvoir d’achat des 30 glorieuses.
La réflexion est désormais de freiner ce type d’urbanisation, afin de réfléchir et d’envisager la construction verticale, le resserrement des centres villes, et appliquer pourquoi pas comme pour les logements sociaux un quota (le plus faible possible) de résidences secondaires.
Est-il vraiment nécessaire de posséder plusieurs résidences, malgré la régulation provoquée par les «chocs pétroliers » des années 1970 pour les classes dites « moyennes ».

- La Horie
Ce parc situé au Sud-Ouest de Granville d’une superficie de 1 h a 56 comprenant un manoir avec dépendances au sein d’un espace boisé classé est répertorié dans les projets d’aménagements pour un maximum de 140 logements, mais au Nord de la parcelle supprimant ainsi les arbres plus que centenaires (pin noir d’Autriche, pin parasol, érable sycomore, hêtre, robinier, marronnier d’Inde, tilleul des bois …).
Pourquoi ne pas aménager l’ensemble des bâtiments existants, remplacer le vieux bâtiment au Sud par une construction adaptée, mais sans toucher à l’espace boisé classé, au lieu de l’abattre pour replanter au sud, mais quoi ?
Ce projet doit être entièrement revu mais dans le respect de la loi littoral (n’en déplaise à certains élus qui font tout pour en réduire les effets positifs) et après consultation de la commission départementale Nature, Paysage et Sites.

- Le parc de stationnement silo de la Gare
Un avantage la gare de Granville est proche du centre ville, et devrait permettre l’usage du train plus que de la bagnole !!!
L’idée pour générer des places de stationnement, est de construire un parc de stationnement vertical dit « silo » encore une fois au détriment d’arbres classés EBC.
Ceci démontre une nouvelle fois un manque de réflexion globale pourquoi :
. Avant de construire l’atelier de maintenance n’aurait-il pas été envisageable d’y adjoindre un parc de stationnement souterrain ?
. Autre possibilité puisque certains usagers viennent en voiture, pourquoi ne pas installer ce parc à Folligny ?

- les parcs de stationnement en face l’Hôpital et Route de Villedieu.
Lors de la réunion de présentation à St Nicolas, une personne est intervenue à juste titre et chaleureusement applaudie par la majorité de l’assistance, au sujet du parc de stationnement en face de l’hôpital, destiné au co-voiturage et aux grandes manifestations se déroulant dans le centre ville.
Sauf que la taille de cet emplacement est de 2 ha, qu’ils seraient pris sur une ferme laitière d’une dizaine d’ha d’un seul tenant en prairies naturelles, bordées de haies, où paissent de surplus des vaches normandes.
Mais diantre est-ce bien raisonnable et utile ?
En réunion de présentation à la CDPENAF Monsieur BLANCHET après des remarques pertinentes se joignant à celles de la réunion à St Nicolas, a revu la superficie à la baisse la réduisant de moitié, en arguant que la surface initiale émanait de la précédente municipalité. Des questions ont fusé et il lui a été proposé de faire un effort supplémentaire pour arriver à ZERO.
Une réflexion se pose ainsi que des interrogations sur l’avenir de l’Hôpital notamment que le parc de stationnement est peu saturé et qu’en réalisant un parc souterrain on pourrait aisément doubler le nombre de places et prévoir comme cela se fait dans plusieurs communes de la Manche, des places dédiées au co-voiturage (hôtel du département à St Lô).
En ce qui concerne celui de la route de Villedieu de l’autre côté de la déviation, son utilité est contredite par les propos précédents. De plus l’adjoint à urbanisme a annoncé la demande d’installation à cet endroit d’un ambulancier (30 véhicules). Simple rappel c’est impossible à cet endroit c’est hors zone d’activité et il ne reste que 0,3 ha (dixit le SCOT).

- Le port
Là encore beaucoup de questions se posent :
Est-il nécessaire d’agrandir le chantier naval au-delà de la digue ? Pour quelles activités ? Et ce au mépris du site classé et de la ZNIEFF
Est-il nécessaire d’agrandir le port plaisancier au détriment de l’école de voile et des conditions d’exploitation du CRNG.
Par ailleurs ce port plaisancier est encombré de nombreux bateaux « ventouse » qui ne sortent que très peu, dont le stationnement devrait être en port sec.
Par contre le réaménagement pour les activités du port existant serait de bon aloi, en mettant l’accent sur la présence de vieux gréements aux côtés du Marité.
Mais cela est-il bien de la seule compétence de la municipalité (département, région), s’est-elle entourée de l’avis de l’ensemble des utilisateurs locaux.
L’accès routier (puisque l’accès ferré a été supprimé) ne permet pas un développement plus important, se pratiquant par des rues non dimensionnées à la taille des camions qui de surcroît roulent sur les ronds points endommageant la voirie dont l’entretien sort de la poche du contribuable granvillais ? Merci pour ce cadeau !!!
Enfin il faut poser le problème de l’évacuation des boues dont l’arrêté préfectoral autorisant le rejet sera caduc en fin d’année. Les nouvelles conditions pourraient porter atteinte à la seule pêcherie en activité sous la Roche Gautier, ainsi qu’à la ZNIEFF s’étalant du Nord de Granville jusqu’à Jullouville.
L’évacuation de ces boues passerait de 100000 à 160000 tonnes/an.

- La Clémentière
L’un des points forts de ce projet de PLU est quand même le projet d’éco-quartier de la Clémentière, prévu sur 34 ha dont 31 urbanisés, la différence protégée dans le cadre de la trame verte et bleue ainsi qu’un linéaire de haies dont on peut toutefois douter de la pérennité à la fin du chantier.
Il se décline en trois tranches afin de permettre aux paysans en place d’utiliser ces prairies jusqu’à leur retraite, cela va quand même amputer les terres agricoles de la ville de 34 ha au total, constitues à 90 % de prairies naturelles, bordées de haies protégées, et plantées de pommiers pour certaines.
Le projet prévoit la construction de 790 logements, individuels et collectifs qualifié d’éco-quartier dans le respect de la RT 2012, mais nous sommes déjà quasiment fin 2016, et les normes de construction afin de parvenir à des constructions vraiment éco nomes, voir à Energie passive vont encore évoluer et progresser.

Hors dans les documents de ce projet aucune contrainte n’est fixée pour arriver à ce résultat seulement des suggestions ou des recommandations.
La question importante qui n’est absolument pas chiffrée c’est le prix de vente au m², sachant que la volonté municipale est d’en permettre l’accès aux jeunes ménages et primo-accédants.
Une autre question est également celle de la priorité pour des résidences principales ?
Lors de l’enquête publique nombre de personnes ont déposé sur le registre en émettant des avis souvent négatifs aussi pertinents que justifiés. Le commissaire enquêteur a d’ailleurs émis un avis négatif sur la notion d’utilité publique du projet.
Par arrêté du 17 juillet 2015 Mme le Préfet signait l’arrêté d’utilité public pour ce projet.
L’association MANCHE-NATURE a, à juste titre, attaqué ce document devant le tribunal administratif.

- Le centre ville
Comme toutes les villes côtières Granville a une histoire, le port, la vieille ville, la haute ville, les villas remarquables. Les granvillais ont su repoussé les vendéens contre-révolutionnaires évitant le débarquement des anglais pour leur prêter main forte.
Or les élus sont dans le constat à minima sur la réhabilitation du centre ville ancien, afin de remettre en habitation les logements au dessus des commerces sans gêner ces derniers.
Pour ce faire il faut une réelle volonté créative et incitative, développer une politique de préemption  pour maîtriser ce « renouvellement urbain ». Protéger les commerces est une bonne chose en privilégiant ceux durables, mais dans une cité avec un tel nombre de résidences secondaires il faut re dynamiser et réoccuper le centre ville.
Quid de la verrue juridico-immobilière du Cours Jonville dont l’aménagement est contraint par le plan de prévention du risque de submersion marine, comme toute cette partie basse du centre ville.

- La consommation d’eau potable
Sur la consommation d’eau potable il serait bien avant notamment d’envisager des projets comme la Clémentière (Et par extrapolation sur Donville d’ailleurs) de vérifier les possibilités d’approvisionnement en eau potable qui seront limitées voir interrompues momentanément en cas de sécheresse ou/et en période estivale.

- la 2X2 voies Granville-Avranches et routes communales.
Ce projet vieux de quelques décennies, ressort régulièrement, obligeant chaque commune à mettre en réserve foncière, les terrains nécessaires, pris une nouvelle fois sur les terres agricoles. Ce projet gelé par l’ex conseil régional, ressort avec le nouveau président de région( il faut bien qu’il marque son territoire!), sans pour autant savoir comment cela va être financé. Le conseil départemental semble apparemment exsangue financièrement rien que par l’entretien du réseau existant.
Les parties en 1X2 semblent suffisantes pour permettre le doublement des véhicules lents ou agricoles, il serait donc opportun de continuer en ce sens sur le trajet actuel et de limiter, la disparition de terres agricoles par l’aménagement de la déviation de St Pierre Langers, afin d’éviter les saignées opérées pour celles de Sartilly et de Marcey-les-Grèves.
En ce qui concerne les voies communales placées en réserve foncière, mieux vaut peut être en refaire l’assise plutôt que les élargir.
Encore une fois il est important de signaler que ces réserves foncières, routes, 2X2 voies, parcs de stationnement amputeraient de 9 ha supplémentaires les terres agricoles de la commune.

- l’affaire des panneaux
Dans son édition locale du 7 septembre 2016 le journal OUEST FRANCE nous livre un fait un brin humoristique mais néanmoins assez désopilant.
En clair il y a trop de panneaux à vendre, vendu ou à louer sur les biens en recherche d’acquéreur ou de locataire, aussi Mme le Maire a-t-elle derechef pris un arrêté autorisant uniquement les panneaux pour « les professionnels de l’immobilier » titulaires d’un mandat exclusif, et l’article de citer tout à fait naïvement une ville qui est allée jusqu’à l’interdiction totale « Levallois-Perret ».
Plusieurs remarques :
- Les notaires ne sont pas considérés comme étant des professionnels de l’immobilier malgré leur compétence technique et juridique beaucoup plus étendue en la matière que celle des agents immobiliers.
- La pluralité de panneaux devrait être dissuasive pour le futur acquéreur ou locataire.
- Que ceux-ci d’ailleurs fassent le choix de s’adresser directement aux notaires, il leur en coutera moins cher avec des conseils fiables en prime.
- Il faut dénoncer tous les partisans de «la loi de l’offre et de la demande » ou mieux encore du « prix du marché » pratiqués par ces « professionnels de l’immobilier » plutôt qu’une expertise réelle de chaque bien en tenant compte de la valeur d’usage et ce tant pour la vente que pour la location.

Conclusion
Ce projet de PLU n’a rien de vertueux, il ne reflète aucune vue d’ensemble de la ville, accentuée par un bureau d’étude dont le travail laisse sérieusement à désirer.
Le passage devant les divers structures départementales de l’État ne pas pas être un long fleuve tranquille et encore moins il faut l’espérer l’enquête publique qui suivra.

Joël BELLENFANT

lundi 29 août 2016

Version provisoire du PLU de Granville - Position de l’association « Granville et Pays de Granville Environnement » Consultation du Public

Le changement de l’équipe municipale en 2014 pouvait nous faire penser qu’une autre approche de l’urbanisme de Granville se mettait en place  ; malheureusement, c’est un changement dans la continuité  : même bureau d’études, même politique de construction tout azimut et non respect du concept de Développement Durable pourtant inscrit dans la loi.

Madame le Maire a opté pour une ville de qualité, une «  marque  »  ; or, le PLU proposé présente très peu de qualités et beaucoup de banalités dignes des 30 glorieuses, incompatibles avec les objectifs de la COP 21  ; Granville n’est pas une île qui vivrait seule, hors sol, dans une planète dégradée par l’Homme.

Nous voulons un bel avenir pour notre ville et nos enfants. Si rien ne change à Granville, c’est en raison des élus qui refusent le dialogue avec les habitants et leurs associations. Les élus considèrent qu’ils doivent construire pour être un bon maire et souvent n’importe quoi.

Il convient d’être constructif  : le dialogue et la concertation avec les habitants est nécessaire et vous ne détenez pas la vérité. Si vous souhaitez que la ville avance avec son PLU, il est nécessaire que les esquisses des principaux projets soient arrêtées avec les habitants.

Quelques pistes -liste non exhaustive- qui pourraient vous inspirer et modifier le PLU qui sera soumis à l’enquête publique.

La Clémentière
Les arguments évoqués en faveur du projet reposent sur la démographie et le desserrement des ménages. Il s’appuie également sur le PLH du Pays Granvillais dans lequel il est estimé qu’il est nécessaire de construire 1005 logements durant la prochaine décennie sur le territoire de la CCPG, hypothèse basée sur une démographie peu réaliste (+1%  /an  !)
Les chiffres de l'INSEE contredisent cette hypothèse car la population de Granville a régressé entre 2007 (13100) et 2012 (13021).

Un argument développé également concerne la possibilité qui serait offerte aux jeunes ménages de s'installer à Granville  ; cette intention est louable mais, malheureusement, n'est crédible que si la situation de l'emploi est favorable ce qui n'est pas le cas puisque le nombre d'emplois a chuté entre 2007 et 2012 (-6,5 %)

De plus, aux 790 logements projetés pour la Clémentière, s’ajoutent 80 logts à yquelon, 220 à Saint-Planchers, 180 à saint Pair, 300- 400 à Donville soit en tout 1630 logements  !
Il y a donc une absence de cohérence dans la politique de l’habitat qui s’appuie sur une fuite en avant inutile et qui profiterait plus aux promoteurs immobiliers qu’à la collectivité qui ne manquera pas d’être sollicitée pour apporter son écot pour les équipements collectifs (école, réseaux, transports, etc…)

Il conviendrait de rappeler les surfaces qui seront stérilisées par les nouvelles ZAC ou lotissements divers évoqués ci-dessus  :
La Clémentière  : 34,4 ha  - Yquelon : 5,2 ha  - St Planchers  : 19 ha - Saint-Pair  : 14,2 ha - Donville  : 16,2 ha.
Soit 89 hectares.
Ce sont des surfaces qui ne seront plus cultivées alors que les jeunes agriculteurs sont à la recherche de terres.

En ce qui concerne les zones d’activité, le foncier consommé par la CC du Pays Granvillais sur la période 2003 - 2009 a représenté 94,86 ha.
Durant la prochaine décennie, la zone commerciale du Taillais (Yquelon) est en cours de construction (9.2 ha) et la ZA du Theil à Saint Planchers est à l’étude (23 ha).

Le nombre de logements vacants sur Granville est de 957 soit 10 % du parc (5,4% sur GTM et 6,2% sur la Manche) ; de nombreux appartements sont vides dans le centre-ville en raison de leur vétusté ou leur inadaptation au confort contemporain.
I
l est vrai qu’une rénovation urbaine est plus difficile à réaliser pour une commune qui, paresseusement durant la période 2004-2014, a préféré faciliter l’action des promoteurs privés pour accroître le nombre de logements de la commune. L’avantage de la rénovation urbaine est de dynamiser le centre-ville et ses commerces, de mieux utiliser les équipements publics et les réseaux, de favoriser les relations humaines et de limiter l’emploi de l’automobile. Cette politique est aussi créatrice d'emplois chez les artisans locaux.

On notera que, bon an mal an, une centaine de logements sont construits à Granville dans les dents creuses, en remplacement de logements vétustes et d’activités commerciales et artisanales délocalisées dans les zones d’activités ou industrielles.
L’environnement foncier de la commune autorise une densification raisonnable de son habitat bien adapté pour la ville-centre de la nouvelle collectivité «  Granville Terre et Mer  », et préférable à la «  banlieuedisation  » envisagée de type cité-dortoir.

La construction de la Clémentière est inutile et nocive pour l'environnement.
Rappelons qu'à l'issue de l'enquête publique de 2014, le commissaire-enquêteur avait donné un avis défavorable sur l'utilité publique de ce projet. L'avis contraire du préfet puis le vote du conseil municipal relançant le projet est un déni de démocratie. Il serait temps que la municipalité revienne sur sa position en classant les 34,4 hectares en zone agricole.

La Horie
Le magazine «  Regard sur Granville  » consacré au PLU évoque l'aménagement de ce site  : «  l'aménagement du site sera réalisé dans la perspective de préservation des espaces boisés et du paysage littoral … afin de permettre une mise en valeur du bâti remarquable  ».

Cet approche paraît séduisante mais en réalité, il s'agit de raser les arbres de l'Epace boisé classé et de construire autour du manoir de la Horie. La partie sud, actuellement occupée par un bâtiment des années 50, serait consacrée à un nouvel espace boisé classé.
Ceci revient à remplacer des arbres centenaires, en bonne santé, par des baliveaux  !

Ce projet est incompréhensible et défie le bon sens.
C'est au contraire le terrain sud qu'il convient d'aménager.
Nous espérons que c'est un nouveau projet plus réaliste qui sera proposé dans la version du PLU qui sera soumise à l'enquête publique  !

Le Val Es fleurs
Nous nous félicitons qu'une voie douce soit implantée sur l'ancienne voie ferrée  ; il serait bien que ce projet soit prolongé le long du Boscq et concerne Donville, voire Yquelon, communes que nous avons contactées, favorables à un tel projet.

Il est par contre surprenant que la construction d'un parking en silo soit envisagé en face la gare, entraînant la destruction de nombreux arbres.
Il serait plus utile de mieux utiliser les terrains de la SNCF, bien placés pour le stationnement.
Il y a un véritable acharnement contre les rares arbres de Granville.

Ces quelques réflexions imposent que vous ouvriez le dialogue avec les habitants et leurs représentants afin qu'un nouveau PLU audacieux, respectueux de l'environnement et de la qualité de vie des Granvillais soit mis en place.

Alain HIRSCHAUER , Président de Granville et Pays de Granville Environnement

vendredi 4 décembre 2015

Quel climat après la COP 21 ? Communiqué de presse de Manche Nature

La COP 21 s'achève, la lutte contre le réchauffement climatique ne fait que commencer.
Dès 1972, les scientifiques nous avaient prévenus que si nous ne changions pas de mode de développement, nous courrions à la catastrophe, et c’est ce qui arrive aujourd’hui.

Aussi, beaucoup de nos concitoyens sont, comme nous, révoltés par l’inertie de la plupart des gouvernements qui, depuis plus de 40 ans, n’ont pratiquement rien fait pour que cessent toutes ces pollutions qui continuent de détruire la nature. Une nature qui bientôt, ne pourra plus assurer la survie de centaines de millions d’humains. Déjà, chaque année, des millions de migrants doivent fuir un environnement qui leur est devenu  hostile. Et demain, qu'adviendra t-il de nos petits-enfants ?

Le climat est en état d'urgence, bien au delà de celui dans lequel nous vivons actuellement face aux récents événements. L'Etat nous empêche de nous exprimer librement lors de rassemblements, et nous ne pouvons crier notre indignation, notre colère et nos espoirs pour qu'enfin des décisions politiques amènent à de réels changements de société.
Les membres de notre association ont, en conséquence,  décidé de contourner cette interdiction en utilisant un moyen d’expression vestimentaire, comme le faisaient les révolutionnaires de 1789 : nous demandons à tous de se vêtir d'une écharpe blanche quand ils sortiront de chez eux, et ce pendant la durée de la réunion de la COP 21 de Paris. 

Porter une écharpe blanche aura alors une signification précise :

Dire notre indignation face à l’inertie passée des Etats face aux problèmes de pollution.
Demander que tous les états prennent très rapidement des mesures nécessaires à une réduction drastique de toutes les  pollutions.
Demander que l’on tende vers une société sobre et solidaire où les inégalités seront considérablement réduites.
Exigez la mise en oeuvre immédiate des réformes nécessaires pour y parvenir.

Ce sont là les initiatives à prendre si nous voulons sortir de ce mauvais pas avec le moins de dommages possible !

Pourquoi une écharpe blanche ?
Le blanc symbolise la pureté (de nos intentions),  la sagesse et la paix.
Une écharpe blanche, découpée dans un vieux drap ou autre linge, est un moyen simple d'afficher nos revendications. C'est le symbole que nous portions l'année dernière lors de la marche pour le climat à Granville et qui pourra être utilisé en d'autres circonstances.

Contacts presse : Yves GRALL : 02 33 50 60 54
                     Christian ALLAIN : 06 18 83 03 43

mardi 4 août 2015

Granville, ensemble immobilier de la Clémentière, la préfète déclare d’utilité publique un grand projet inutile contre l’avis du commissaire enquêteur..

C’est ce qu’on appelle un passage en force. Un 49/3 en quelque sorte
A quoi cela sert-il d’avoir une enquête publique à laquelle tous les citoyens peuvent s’exprimer si le préfet ne tient pas compte des conclusions du commissaire enquêteur ( nommé par le tribunal administratif) qui avait refusé de classer cette opération comme étant d’utilité publique?
M. Néron ( CE) avait pourtant avancé des arguments forts pour justifier sa décision.
Parmi lesquels : « Les personnes qui exploitent des terres agricoles dans l’emprise désignée souhaitent conserver leurs parcelles » ou bien « cet aménagement se compose de deux parties loties qui enchâssent une zone humide de 3,5ha » ou encore « les atteintes à la propriété privée et celles liées à la préservation de l’environnement semblent excessives par rapport à l’intérêt présenté par l’opération ». Etc ( voir le lien ci-dessous)
Conséquence: des petits paysans non consentants vont être contraints de fermer boutique afin de laisser la place à Pozzo Immobilier, Nexity et cie.
Ici et ailleurs, on est dans la politique de l’offre si chère aux libéraux et si dommageable à l’environnement, à la préservation des espèces et aux bonnes terres cultivables.
On va massacrer 35 hectares sans même savoir si un premier client se manifestera pour acheter un pavillon.
Personne n’est dupe des faux logements sociaux qui ne servent qu’à habiller le programme en œuvre charitable.
Est-il possible de réagir et comment ?
A Notre Dame des Landes, grand projet inutile s’il en est, les associations ne lâchent pas le morceau si facilement.

Seulement ici, dans cette belle région du pays granvillais, les contre pouvoirs s’éteignent les uns après les autres, d’où l’arrogance des représentants du gouvernement, préfecture en tête, qui se sont placés au service exclusif de la finance contre l’intérêt général.
Inquiétant. Vit-on encore en démocratie ? La question est posée.
A chacun d’y répondre. « Celui qui lutte peut perdre, mais celui qui ne lutte pas a déjà perdu »
JMS

L'arrêté de la préfecture daté du 17 juillet 2015:

Un projet complètement à l'écart de la ville
Commentaire: Tout à fait d'accord.  Encore une fois c'est la soumission de la préfète au pouvoir du fric et des bétonneurs, au mépris des avis des personnes et associations qui ont déposé sur le registre d'enquête et du rapport du commissaire enquêteur.
Une question me vient: Prends -t- elle l'avis de ses services avant de signer d'un trait de crayon la disparition de 35 ha de terres agricoles dont la plus grande partie est en prairies.
C'est plus bucolique de voir des vaches normandes paître dans les prés aux abords de Granville, que de laisser ériger ce projet inique.
Citoyens soyez nombreux très nombreux à manifester votre désaccord !!!
Joël BELLENFANT
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Commentaire de GP:
On est donc dans le coup de force permanent. Il est vrai que la façon dont on a imposé aux Français le traité de Lisbonne qu'ils avaient refusé par référendum a fait des émules

jeudi 2 juillet 2015

ZAC du Taillais : Annulation de la Déclaration d’Utilité Publique (D.U.P.).

A la demande d’un propriétaire exproprié, la Cour administrative d’appel de Nantes, par jugement en date du 29 mai 2015, a annulé la déclaration d’utilité publique, ainsi que les arrêtés de cessibilité des terrains de la ZAC du Taillais, infirmant en cela le jugement du Tribunal administratif de Caen, du 21 novembre 2013, qui avait rejeté les recours des opposants au projet.
Pour justifier sa décision, le juge a considéré que parmi les documents annexés à la demande de D.U.P, ne figurait pas le coût de la construction du centre de secours, connu de l’expropriant et estimé, en 2009, à 4,6 millions d’euros.
Cette omission a eu pour effet de nuire à l’information complète de la population et de vicier la régularité de la procédure.
Rappelons que c’est la deuxième fois que la D.U.P. de cette ZAC est annulée. La précédente annulation date d’un jugement du Tribunal administratif de Caen du 21 octobre 2011, pour procédure non conforme.
On peut donc s’interroger sur l’amateurisme avec lequel ce projet est mené depuis le début en 2008, et sur l’obstination de l’ancienne CCPG, confiante en son prétendu bon droit, à vouloir passer en force au lieu de privilégier le dialogue avec les propriétaires.

Enfin, la CCPG a peut-être présumé de son pouvoir en autorisant la construction du centre de secours et du restaurant Buffalo, sur des terrains dont les propriétaires n’ont pas touché le moindre centime, avant que les derniers recours soient levés.

http://legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do;jsessionid=0DA1F4B4AEE1A365001DA464CFBBCC57.tpdila07v_2?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000030664795&fastReqId=342912127&fastPos=104